"There Will Be" : une collaboration autour de la résilience
- Jeremy Rossier
- 16 avr.
- 2 min de lecture
Angie Ott a une voix qu’on n’oublie pas. Depuis son passage remarqué dans l’émission The Voice, elle trace un chemin sincère dans la musique. Son timbre, à la fois puissant et délicat, porte des émotions fortes, sans détour. Quand elle m’a proposé que nous composions un morceau ensemble, j’y ai vu une belle occasion de mêler nos sensibilités.

Avec Angie, nous nous connaissons depuis longtemps. Nous avons partagé les bancs de l’école primaire à Fontainemelon. Nos chemins se sont éloignés, puis recroisés, doucement, ces dernières années. J’ai suivi son parcours musical, elle connaissait le mien. Un jour, elle m’a dit qu’elle aimerait que nous écrivions une chanson ensemble. Elle avait entendu certains de mes arrangements et elle avait le sentiment que mon univers pourrait correspondre au sien. Sa demande m’a touché.
Le projet a pris forme progressivement. Au départ, Angie n’a pas exprimé le souhait clair d’aborder son histoire personnelle. Mais le contexte était là, bien présent, et j’ai senti qu’il faudrait, d’une manière ou d’une autre, respecter cette sensibilité. Lors d’une discussion, j’ai évoqué l’idée d’écrire sur la résilience. Ce mot lui a parlé. Il permettait d’évoquer des émotions profondes, sans tout dire, tout en laissant place à une forme de lumière.
Nous avons construit la chanson There Will Be ensemble, à partir d’un motif mélodique qu’elle avait déjà commencé à esquisser. Elle jouait au piano, elle chantait, et j’apportais des idées pour faire évoluer les harmonies, les enchaînements. Cette collaboration s’est faite de manière très fluide, naturelle. Pour moi, c’était une première : composer à deux, dans un vrai dialogue artistique.
Angie a proposé les premiers mots du texte. J’ai relu, suggéré des ajustements, cherché à préserver l’équilibre entre son vécu et la portée plus large de la chanson. Cette écriture en va-et-vient a permis d’arriver à un morceau que nous avons porté ensemble, du début à la fin.
Musicalement, nous avons voulu mêler nos univers. Elle tenait à retrouver les couleurs orchestrales que j’utilise dans mes arrangements. J’ai apporté des cordes, des textures proches de la musique de film. Cela donne un morceau aux frontières de la pop et du cinématographique, à la fois intime et ample.
Et puis, il y a eu une coïncidence heureuse. Je dirige actuellement la société de musique de l’Union de Cornaux. Le 26 avril, un concert est prévu autour de la musique suisse, dans un sens large : des artistes comme Nemo, Henri Dès, ou Junior Tshaka seront à l’honneur. J’avais proposé à Angie de venir chanter un medley de ses chansons. Finalement, c'est There Will Be qui sera aussi interprétée ce soir-là, pour la première fois en public, avec l’orchestre. Ce même jour marquera également la sortie officielle du morceau en version studio.
Les musiciens de l’Union de Cornaux ont commencé à répéter la chanson. Ils ont été très réceptifs. Il y a une belle énergie autour de ce projet. C’est une création partagée, à tous les niveaux. La suite reste ouverte, mais ce moment-là sera déjà important.